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Pierrot Men a un sens inné du reportage. Son œil et son appareil captent simultanément ces instants de la vie que nous ne voyons guère et qui n'existent que par (et pour?) la photographie. Dans les rues de Tana ou des villages malgache, Pierrot Men a cette capacité de voir, de cadrer, dans l'instant où tout s'organise en une photographie. Héritier sans le savoir de Henri Cartier Bresson, amoureux de la vie, des lumières, sensible aux autres, aux difficultés de vivre dans certains coins de la planète, il a réalisé son rêve : adolescent, avec son ami d'enfance, connaissant la misère et la faim dans les rues de Tana, ils s'étaient juré, par un pacte de sang, de devenir "artistes". Pierrot est photographe, son ami est un peintre célèbre à Madagascar.  (Bernard Descamps, 1998)

Pierrot Men, quoique relativement isolé à Madagascar, a su développer une œuvre accomplie qui témoigne d'un grand équilibre entre un talent et une sensibilité qu'il consacre à son environnement dans les lumières intimistes et sereines.  (Armelle Canitrot, 1ère Rencontre de la Photographie Africaine, La Croix, 1994)

Passionné, sensible, discret, Pierrot Men a quelque chose d'un grand enfant : radieux et jamais blasé. Au fond des yeux, il a une lueur pleine de reconnaissance quand il comprend que l'on aime ses photos (Marine, Les Rendez-Vous (La Réunion), 1995)

A travers des clichés noir et blanc d'une très grande douceur, Pierrot Men, nous entraîne derrière lui pour un voyage intense, à la rencontre d'hommes et de femmes dans les gestes et les scènes de leur vie quotidienne. S'effaçant toujours derrière son objectif pour laisser la place aux gens, le photographe ne sacrifie jamais aux ficelles faciles, ne livre pas de son pays des cartes postales marchandes prêtes à l'emploi. Sans recourir à d'abusifs effets d'optiques, avec une grande économie de moyens, son œuvre nous offre des scènes d'une fascinante sobriété où s'expriment toute la sérénité, la fierté, le courage et la dignité du peuple Malgache. (Paroles d'Apprenants TM. Johanesburg, 1999)

Vos portraits, ce sont surtout des regards qui expriment dse pensées, des émotions intimes et secrètes... Les personnages, eux-mêmes anonymes, jeune fille, femme, vieillard nous mettent sur la voie de cette intimité mais il revient au spectateur d'en rechercher l'expression... (G. Giannuci Raymond, 1987)

Pierrot Men, adepte du noir et blanc, travaille les contrastes et les clairs-obscurs, maîtrisant la lumière d'une manière remarquable. (Sophie Bernard, Photographies Magazine, 1ère Rencontre de la photographie Africaine, 1994)

Équilibre entre forme et contenu, sensibilité, tendresse sans mièvrerie, humanisme exigeant, sont quelques unes des formules qui viennent à l'esprit à propos du travail photographique de Pierrot Men (PM. Sud Ouest, Bordeaux, 1999)

Pierrot Men est un scrutateur du quant à soi et du secret. Rarement dans ses photographies les personnes communiquent entre elles, même quand elles sont en groupe. Chacun semble plongé dans des pensées qui lui font oublier ses proches voisins. La finesse du photographe est d'avoir signifié cette incommunicabilité en supprimant par le cadrage le regard du premier, en lui déniant de tourner la tête vers l'autre... Pierrot Men a choisi de pérenniser cette occasion de non rencontre et de faire l'inventaire des situations de la vie ordinaire et routinière où se vérifie cette loi, que Camus et quelques autres avaient déjà porté à notre connaissance, de l'irrémédiable solitude de l'être humain. (Jean Arrouye, Association Internationale des Critiques d'Art)

Les images de Pierrot Men, naissent de son univers familier. Sans fioritures ni maniérisme, il capte les signes étranges émis par les choses ordinaires et transforme les fragments de la banalité en visions poétiques. Adepte du reportage humaniste, Pierrot Men a su faire évoluer son style vers des variations très personnelles où maîtrise formelle et qualité du regard se conjuguent avec finesse. Sans cesse à l'affût, il joue avec habileté à capturer la lumière ou à bouleverser l'espace qu'il met en scène. « Héritier sans le savoir de Henri Cartier Bresson » comme l'écrit son ami Bernard Descamps, Pierrot Men est aujourd'hui un véritable inventeur d'image et un et un étonnant photographe. Se confirme jour après jour son talent remarqué et récompensé en 1994 par le Grand Prix Leïca et sa médaille d'or aux 3ème Jeux de la Francophonie en 1997 à Antananarivo. (Annie-Laure Wanaverbecq, Maison Robert Doisneau, 1998)

Il voit avec simplicité ce que nous ne voyons plus, et Dieu que c'est beau ! Que c'est émouvant !  (CC. L'Express de Madagascar, 1999)

De Madagascar la discrète, dont seules nous parviennent sporadiquement quelques images de crise politique ou de tourmente climatique, Pierrot Men livre une vision complexe qui juxtapose description de la nature et de la société, interroge l'identité malgache, mais surtout nous introduit dans l'imaginaire de ce peuple. Photographe discret, il avance sur la pointe des pieds. Jamais, il ne sollicite l'événement mais sait attendre en se maintenant à distance. D'ailleurs, il évite la frontalité, pire même, les regards, au point de devoir parfois renoncer aux visages. Excessive modestie ? Il s'agit en tout cas d'un respect des codes sociaux en vigueur dans une société où l'on parle à distance comptée, à contrario, assis dos à dos. Et justement, s'il photographie souvent ses personnages de dos devant quelque vaste paysage, c'est que chacun de ces individus se situe face à un espace symboliquement orienté voire balisé de repères invisibles à nos yeux. Ces solitaires contemplatifs croisés au long des routes prennent la mesure d'un monde miroir de celui des ancêtres où, position topographique, chaque geste et chaque attitude font sens. Aussi Pierrot Men porte-t-il une attention particulière aux comportements, aux postures. Rapports à une nature exceptionnellement riche mais menacée, rapports aux autres, vivants ou morts, rapports à l'ordre cosmique, rapports à une modernité importée plus chaotique que rationnelle, voilà autant de touches poétiques au portrait malgache que brosse cet artiste sensible dans une vision de la Grande Île  (Claude Geiss " Chroniques Nomades ", Honfleur, 2003)

L'image ne le satisfait que si elle restitue l'émotion qui l'a fait naître, sans parasite, ni détail inutile susceptible de détourner l'attention de l'essentiel du message, un message qui fait du banal une source d'espoir et donne de la noblesse aux plus humbles.  (Pauline De Laboulaye, 2000)

Ceci n'est pas un paysage ». Tel pourrait être la missive qui accompagne chaque photo de Pierrot Men. Ou : « Au tout commencement était l'espace ». Espace déjà forme pour héberger des formes. Et c'est la résonance entre les formes et l'environnement qui fait puissance dans chaque œuvre. Si vous y voyez des hommes, ce n'est pas ce qui est à voir. L'Art est au-delà. Ce sont des volumes et les contours qui fécondent l'espace : des centres intensifiés, irradiés... et des solitudes émergeant de tout  (Patrick Rakotolahy " Roahay ", 2001)

Si la vie était un songe...
Découvrir les photographies de Pierrot Men, c’est aller à la rencontre d’un homme, d’un peuple, de l’inconnu. Mémoire de Madagascar, il offre une approche onirique, chaotique et lumineuse de la vie dans ce qu’elle a de plus éprouvé et de plus digne.
D’origine franco-malgache et chinoise, Pierrot Men porte en lui ce métissage révélateur d’identités multiples issues de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe.
Ses photographies révèlent un monde en équilibre, une vision personnelle et intimiste de cette île où il est né, et où il habite. Des tableaués d’une complicité tacite entretenue avec chaque habitant. A la frontière du rêve et de la réalité, de l’humanité et de l’inhumanité. Si proche et si loin du quotidien ...
La lumière s’invite dans chacune de ses compositions, enveloppant une scène à ciel ouvert traversée de silhouettes affairées, de funambules éphémères et de passants éternels presque irréels. Ici le sens et l’émotion vont de pair avec une distance juste et une présence discrète. Peu de cadrages serrés, pas d’intrusions directes. Ses noir et blanc nimbés de brume matinale et de brouillards incertains adoucissent avec pudeur une vie simple et brutale. L’expression d’une vraie révolte continue, face à d’insupportables vérités.
Ici, tout est question de temps. De patience. D’émotion. Bienveillant et lucide, Pierrot Men saisit l’âme d’un peuple et l’essence de l’insularité. «Une photo, c’est une histoire de rencontre…comme un coup de foudre, ça va très vite et il faut être prêt et près à tout :moment.» Humaniste discret, engagé poétique, Pierrot Men est de ces hommes qu’on ne peut qu’aimer. Un photographe témoin de cet Autre qui nous échappe.  (Virginie de Galzain, Chroniques Malgaches : 1985- 2010)

L’approche photographique de Pierrot Men tient la fois du reportage documentaire et d’une démarche d’auteur.Empreinte d’humanisme, dans la droite lignée d’une tradition qui privilégie « instant décisif », elle sait nous faire ressentir toute la dignité dont sont habités les sujets photographiés. Ses images extrêmement composées par la structuration des plans, l’importance de la ligne de fuite…et tout récemment l’insertion de la couleur sont toujours en référence avec sa pratique picturale. Ce sont des petits rien de la vie, des interstices du quotidien, abordés avec une grande discrétion, qui composent un travail qui réveille notre capacité à l’émerveillement. L’univers photographique de Pierrot Men est indissociable de la Grande Île, il s’attache à faire découvrir l’essence de son pays et à nous donner une bouffée d’émotion à chaque moment de réalité captée. Référence pour la photographie dans l’océan Indien, Pierrot Men a su, par son implication, développer en quelques années l’engouement d’une jeune génération de photographes.  (Nathalie Gonthier, Quai Branly, Paris, 2009)

Pierrot Men possède un don encore plus précieux que celui du bon roi Midas qui transformait en or tout ce qu’il tenait en main (gros handicap quand on veut déguster une mangue juteuse ou encore une paire de dholl puree so bouillant). Il (l’ami Pierrot) parvient à poétiser tout ce qu’il photographie. Cela donne une agréable suite de clairs-obscurs et de courses poursuites opposant vive lumière et zones d’ombres pour mieux les contraster et les renforcer mutuellement. La caméra se veut indolente, atemporelle, nonchalante mais toujours sur le qui-vive, toujours prête à saisir les étranges signaux poétiques et humanistes, émis par les êtres et les choses de son univers familier. Ce recréateur d’images, pleines d’une poésie que n’aurait pas désavoué le délicat Prévert, a obtenu une médaille d’or aux troisièmes Jeux de la Francophonie en 1997 à Antananarivo.  (Yvan Martial, l'Express Dimanche, Ile Maurice)

Pierrot Men et Fianarantsoa, ou l'intimité profonde entre un photographe et sa... ville.
Il est célèbre à travers le monde, pour ses photos qu’il a eu l’occasion d’exposer aussi bien dans le bassin du sud-ouest de l’Océan Indien, la région où il vit, mais aussi en Afrique, en Europe et même en Chine et aux Etats-Unis. Mais Pierrot Men, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est aussi connu comme le loup blanc à Fianarantsoa, la ville où il a installé femme et enfants, depuis plus de trente ans.
Paisible capitale du Betsileo, Fianarantsoa a un cachet qui en fait son originalité. Et surtout son charme. Sans avoir ni l’exubérance d’Antananarivo, ni la sérénité d’Antsirabe, Fianarantsoa affiche non seulement sa différence, mais aussi et surtout, sa séduisante personnalité.
Si un photographe a su montrer l’intimité de ce caractère de cette ville, dont l’essence échappe parfois aux perceptions des Malgaches des autres régions, c’est bien Pierrot Men. Ses photos nous donnent une pleine mesure de cette « philosophie » propre à la ville de Fianarantsoa, à travers des images qui restent à jamais dans les mémoires, une fois que le regard les a croisées.
Haut lieu de la chrétienté, Fianarantsoa est avant tout une ville où la piété semble omniprésente. Si vers la fin du 18ème siècle et au cours du 19ème siècle, les évangélistes anglais de la London Missionnary Society ont pris leurs quartiers dans ce que l’on appelle, ici, la « ville haute », les premiers curés catholiques, eux, ont semé la bonne parole et implanté les premiers édifices cultuels dans la « ville basse ». Cependant, la cathédrale gothique, fierté architecturale de la ville, s’est permise une incursion jusqu’aux hauteurs d’Ambozontany, sans toutefois outrepasser la « démarcation » qui « délimite » le territoire protestant ! Mais que l’on se rassure. Cela ne signifie pas que la ville est divisée entre fief catholique et fief protestant, comme dans certains pays qui ont connu un tel schisme, des siècles durant !
A Fianarantsoa, toutes les confessions, et même toutes les religions, coexistent dans une entente harmonieuse, et cohabitent dans un respect réciproque. L’œcuménisme n’y est pas un vain mot, et la tolérance religieuse, une réalité vécue quotidiennement et non une simple vue de l’esprit.
Pierrot Men a su saisir cette atmosphère spirituelle de cette ville profondément croyante, dans ce qu’il faut bien admettre, comme son œuvre maîtresse. C’est une série de photos réalisées à Soatanana où l’Église du Réveil a suscité des vocations et forgé la foi, depuis maintenant près d’un siècle.
Visiter le studio de Pierrot Men, et avoir accès à son exposition permanente, sont synonymes d’un véritable pèlerinage dans le Fianarantsoa intime et profond.
Cette collection d’une valeur inestimable, représente un travail de plusieurs années, réalisé au jour le jour par Pierrot Men, un photographe qui ne se sépare jamais de son Leïca.
Pays du vin, mais aussi région de grands élevages et de cultures diverses, Fianarantsoa un peu recroquevillée sur elle-même, ne livre pas facilement son secret. Mais elle s’abandonne totalement à l’objectif de Pierrot, dont l’œuvre photographique est un hymne généreux d’un homme profondément attaché à une ville devenue à la fois l’écrin et les joyaux qu’il a sculptés avec le 35 mm qui lui sert de regard.  (Stéphane Jacob, Directeur de la Rédaction, Midi Madagascar)

La Seine, rive gauche, juste en face du musée du Quai Branly. Le parcours n’est pas bien long, mais en l’espace d’une centaine de mètres, ce sont des dizaines d’histoires, de récits, d’approches aussi (documentaire, conceptuelle ou « humaniste » sur le mode du Franco-Malgache Pierrot Men dont les images prises sur le vif n’en renvoient pas moins à son autre passion, la peinture) qui sont offerts au spectateur dans un parcours qui exclut d’emblée le vieux continent.  (Elisabeth Bouvet, Photoquai : Une fenètre palpitante sur le monde, RFI, Paris, 2009)

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